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L'église de Saint-Pierre de Bat

L'église honore Saint Pierre ès (ou aux) Liens.

Sa date de construction reste imprécise. Elle se situerait probablement au XIIe siècle. Pourtant, le parement du mur sud de la nef et celui du chevet, constitué de moellons de taille moyenne témoignent d'une possible construction dès le XIe siècle.

Des fortifications ont été édifiées durant les guerres de religion (1562-1598).

A l'intérieur, on peut voir un mobilier intéressant, l'autel terminant le bas côté Nord et une chaire en pierre bâtie sur le mur Sud du XVIIIe siècle. Les baies sont habillées de vitraux du XIXe siècle.

 

On trouve en extérieur, sous la corniche de l'abside, 31 modillons variés et frustres : billettes, têtes humaines et d'animaux, taureau, aigle, loup, poissons, colombes, chien courant, homme montrant son derrière, homme nu, homme tenant une barrique sur ses genoux, homme assis et buvant, autre jouant du violon, pommes de pin, etc.

D'après les comptes de l'archevêché de Bordeaux, il serait possible que l'église ait eu plusieurs patrons : en 1340, le cartulaire de La Sauve Majeure, dès le XIIe siècle, évoque, une paroisse disparue de Saint-Vivien de Bat, et une autre de Saint-Sulpice de Bat. A partir du XIVe siècle, il n'apparaît plus qu'une paroisse ayant pour nom Saint-Pierre aux Liens.

Située entre deux routes de Saint-Jacques de Compostelle — celle de Tours et celle de Vézelay, l'église devait accueillir quelques pèlerins désireux de faire une halte entre l'abbaye de La Sauve Majeure ou celle de Blasimon et Cadillac.

L'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) en totalité depuis le 5 Avril 2001.
Sa cloche de 1572, ne semble pas avoir été classée.

La source lavoir de Laubarit

La construction du lavoir remonte à la fin du XIXe siècle.

Les documents d'archives nous renseignent plus précisément :

Le 30 novembre 1890 :

Les travaux d'amélioration et de réparation de la fontaine et du lavoir sont arrêtés par suite d'un cas imprévu.

En effet les bouches de la source que l'on supposait se trouver dans l'assiette de la fontaine actuelle, se trouvent émergées en grande partie dans le lavoir. Il y a donc communication des eaux entre les 2. Le bétonnage du lavoir « devient dangereux pour la source et même impossible vu la force de la poussée de l'eau à cet endroit. De l'avis de l'architecte un bétonnage sur les bouches de la source émergeant dans le lavoir serait de nature à ne pouvoir résister à la poussée de l'eau s'il n'était de nature à faire prendre une autre direction à l'eau ou tout au moins à en affaiblir le débit ». Le bétonnage du lavoir est donc supprimé.

Le 15 novembre 1891:

Les travaux sont presque achevés. Pour compléter ces travaux, il est indispensable de faire couvrir le lavoir pour mettre les laveuses à l'abri du mauvais temps. Les travaux complémentaires sont acceptés.

Le 19 juillet 1894 :

Il est demandé au sieur Marquette, carreleur à Cadillac, de refaire le bétonnage de l'emplacement occupé par les laveuses au lavoir communal et des trottoirs, soit par une transaction avec le précédent ouvrier, soit par une mise en demeure d'avoir à tenir ses engagements et refaire ses travaux.